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| LA VIOLENCE |
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| Sommaire des articles de cette rubrique |
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| VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE (le 26/05/2007 à 15h52) |
Il n'existe pas de définition universelle de la violence psychologique. Comme toute forme de violence apparaissant dans le cadre d'une relation, la violence psychologique, que l'on appelle aussi parfois « cruauté mentale », est un abus de pouvoir et de contrôle. Les comportements suivants sont généralement reconnus comme des formes de violence psychologique :
Rejeter la personne
- Ignorer sa présence ou sa valeur; lui faire comprendre qu'elle est inutile ou inférieure;dévaloriser ses idées et ses sentiments.
Exemple : traiter régulièrement un enfant différemment de ses frères et soeurs, d'une manière qui laisse croire qu'on lui en veut, qu'on le rejette ou que l'on éprouve de l'aversion pour lui.
Dégrader la personne
- L'insulter, la ridiculiser, lui adresser des injures, la parodier ou l'infantiliser; se comporter d'une manière qui porte atteinte à son identité, à sa dignité et à sa confiance en elle.
Exemples : humilier la personne en public ou la traiter d'idiote; si elle est handicapée, contrefaire ses gestes ou sa démarche; traiter un aîné comme s'il était incapable de prendre des décisions.
Terroriser la personne
- Lui inspirer un sentiment de terreur ou de peur extrême; la contraindre par l'intimidation; la placer dans un milieu inapproprié ou dangereux, ou menacer de l'y placer.
Exemples : hurler, blasphémer, obliger un enfant à être témoin d'actes de violence envers un membre de sa famille ou un animal qu'il aime; menacer une personne de l'abandonner, de la brutaliser ou de la tuer, menacer d'abandonner, de brutaliser ou de tuer un animal ou un être qui lui est cher; menacer de détruire ses possessions; menacer de la faire déporter ou institutionnaliser; traquer la personne.
Isoler la personne
- Limiter son espace vital; réduire ses contacts; restreindre sa liberté de mouvement dans son propre milieu.
Exemples : exclure un aîné des prises de décisions qui le concernent; enfermer un enfant dans un placard ou l'enfermer, seul, dans une pièce; empêcher la partenaire ou une personne âgée d'avoir accès à sa propre fortune ou de gérer ses finances; refuser à un aîné le contact avec ses petits-enfants; priver quelqu'un de moyens de déplacement ou de transport.
Corrompre ou exploiter la personne
- L'amener à accepter des idées ou des comportements proscrits par la loi; l'exploiter matériellement ou financièrement; apprendre à un enfant à servir les intérêts de la personne qui abuse de lui plutôt que les siens.
Exemples : exploiter sexuellement un enfant; laisser un enfant consommer de l'alcool ou des drogues; entraîner quelqu'un dans le commerce du sexe.
Priver la personne de chaleur humaine
- Se montrer insensible et inattentif envers elle; faire preuve d'indifférence à son égard; ne s'adresser à elle qu'en cas de nécessité; ignorer ses besoins sur le plan mental.
Exemples : ignorer les tentatives de communication d'un enfant; priver un enfant d'affection, de soins ou d'amour; traiter un aîné institutionnalisé comme s'il était un objet ou « un fardeau ».
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Quelle que soit la forme que prend la violence — négligence, violence physique, exploitation sexuelle ou exploitation financière —, elle a des conséquences sur le plan psychologique. En d'autres mots, tout acte de violence comporte des éléments de violence psychologique.
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Chez les enfants, la violence psychologique peut nuire au développement psychologique, c'est-à-dire au développement de l'intelligence, de la mémoire, de la reconnaissance, de la perception, de l'attention, de l'imagination et du sens moral. Elle peut nuire aussi au développement social de l'enfant et compromettre sa capacité de percevoir, de sentir, de comprendre et d'exprimer des émotions.
La violence psychologique est-elle répandue ?
Pour répondre à cette question, nous ne disposons que de rares études, car la violence psychologique est un sujet difficile à explorer, pour plusieurs raisons :
Ce qu’il faut savoir
Chez l'enfant, la violence psychologique peut entraîner de graves problèmes sur le plan des émotions et du comportement : dépression, absence d'attaches affectives ou émotionnelles avec le parent ou le gardien, faible capacité cognitive, résultats scolaires médiocres et compétences sociales sous-développées.
Des chercheurs qui ont examiné des enfants victimes de violence psychologique dans la petite enfance, puis de nouveau à l'âge préscolaire, ont constaté que ces enfants sont toujours en colère, non coopératifs et indifférents à l'égard de la personne qui s'occupe le plus d'eux. En outre, ils manquent de créativité, de persévérance et d'enthousiasme.
Les enfants rejetés ont plus tendance que les autres à se montrer hostiles, agressifs ou passifs-agressifs, à être extrêmement dépendants, à avoir une opinion négative d'eux-mêmes et de leurs capacités, à être instables ou passifs sur le plan émotif, et à percevoir le monde qui les entoure sous un jour négatif.
L'agression verbale (cris, insultes) ou symbolique (claquement de porte, silence systématique) de la part d'un parent peut avoir des effets graves sur l'enfant. Les enfants exposés à ce genre d'abus affichent des taux d'agressivité, de délinquance et de problèmes relationnels plus élevés. Ceux qui subissent en outre des mauvais traitements physiques sont encore plus susceptibles d'éprouver ces problèmes.
Contraindre un enfant à voir ou à entendre sa mère se faire agresser, c'est lui infliger une forme de violence psychologique. Le fait de grandir dans un tel environnement a quelque chose de terrifiant et nuit gravement au développement psychologique et social de l'enfant : le garçon peut prendre l'agresseur comme modèle de comportement, et la fille peut finir par croire que la victimisation est partie intégrante de toute relation. C'est ainsi que le cycle de la violence se perpétue de génération en génération.
Pour bien des femmes prises dans une relation abusive, la violence psychologique est beaucoup plus débilitante que la violence physique.
Les manifestations répétées de violence verbale — accusations, railleries, insultes, jurons, cris et paroles humiliantes — ont des effets négatifs durables sur l'estime personnelle de la femme et contribuent à entretenir en elle le sentiment qu'elle est inutile, qu'elle n'a aucune valeur et qu'elle est coupable.
L'homme qui menace de tuer ou de blesser sa partenaire, son enfant, un autre membre de la famille ou un animal familier, affirme sa domination et son pouvoir coercitif. La femme qui subit ce genre de violence psychologique est terrorisée; elle se sent isolée, vulnérable et impuissante.
Les manifestations de jalousie et de possessivité à l'égard de la partenaire et les questions incessantes sur ses allées et venues et ses activités sont des moyens de contrôle qui peuvent réduire considérablement l'autonomie et la liberté de cette dernière. Isolée, celle-ci peut finir par dépendre entièrement de son agresseur pour ses contacts sociaux, sa situation financière et les nécessités de la vie.
La violence psychologique peut avoir de graves conséquences d'ordre physique et mental pour la femme : profonde dépression, anxiété, maux de tête persistants, douleurs dans le dos et les membres, problèmes d'estomac et autres encore.
Les femmes qui sont agressées psychologiquement mais non physiquement sont cinq fois plus susceptibles d'abuser de l'alcool que les femmes n'ayant aucune expérience de la violence.
Le sujet est encore nouveau, de sorte que la violence psychologique exercée contre les aînés ne suscite pas encore autant d'intérêt.
Nous savons cependant que la violence psychologique à l'égard des aînées peut être le fait des individus ou du système, et qu'elle se manifeste dans le cadre de diverses relations et de divers milieux; elle peut être infligée :
Un aîné victime de violence psychologique pourra ressentir des sentiments d'extrême incompétence, de culpabilité, de manque de confiance, de dépression, d'échec, d'impuissance ou de désespoir. Les signes extérieurs d'un tel état peuvent facilement se confondre avec la perte des facultés mentales, de sorte que l'aîné sera considéré comme « sénile » ou « réduit l'incapacité », alors qu'il est en fait victime de violence psychologique.
Souvent, l'agresseur manifestera de la colère ou du ressentiment envers l'aîné devant des tiers. Il montrera un manque total de respect et de considération pour l'aîné en l'interrompant continuellement ou en l'humiliant publiquement. Ne pas tenir compte des désirs de l'aîné au moment de prendre des décisions qui le concernent est un signe manifeste de violence.
Détection de la violence psychologique
La violence psychologique peut être difficile à déceler. L'essentiel, toutefois, est d'être attentif au phénomène et de le comprendre. Les indicateurs qui suivent pourront aider à en reconnaître les manifestations.
Violence psychologique — Indicateurs possibles
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- dépression |
- dépression |
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- repli sur soi |
- repli sur soi |
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- manque d'estime de soi |
- manque d'estime de soi |
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- forte anxiété |
-forte anxiété |
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- attitude craintive |
- attitude craintive |
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- absence de vitalité (enfant en bas âge) |
- sentiments de honte et de culpabilité |
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- agressivité |
- pleurs fréquents |
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- instabilité émotionnelle |
- honte de soi et auto-dévalorisation |
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- troubles du sommeil |
- passivité ou docilité excessive |
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- plaintes au sujet de troubles non fondés |
- isolement social |
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- comportement anormal pour l'âge ou l'état de développement |
- report ou refus du traitement médical nécessaire |
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- passivité ou docilité excessive |
- malaise ou nervosité dans les rapports avec les aidants ou avec les proches |
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- tentatives de suicide ou mention du suicide dans la conversation |
- tentative de suicide ou mention du suicide dans la conversation |
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- extrême dépendance |
- abus de substances toxiques |
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- rendement inférieur aux capacités |
- refus du contact visuel |
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- incapacité de faire confiance |
- autres formes de violence (connue ou présumée) |
| - compulsion voler |
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|
- autres formes de violence (connue ou présumée) |
| http://www.aujardindelamitie.com/AmitieEtConfidences/MENU/amitie_et_confidences.htm |
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| La violence sexuelle (le 26/05/2007 à 15h48) |
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«Chaque fois que je refusais de faire l'amour, il ne me parlait plus pendant trois jours.» |
La violence sexuelle … c'est le tabou. De toutes les formes de violence conjugale, c'est elle qu'on a tue le plus longtemps. Est-ce vraiment étonnant ? Après tout, jusqu'à 1983, le viol entre conjoints n'existait pas aux termes de la loi ! Le devoir conjugal - vous vous rappelez les mots de l'Église ? - faisait partie des services qu'un homme pouvait attendre du mariage et la femme devait se plier aux exigences de l'Église et de son mari.
Lors d'une enquête menée en 1987 par le Regroupement provincial des maisons d'hébergement auprès de sa clientèle,
83 % des 264 femmes interrogées ont répondu que oui, elles avaient déjà subi de la violence sexuelle.
Quelles formes prend cette violence ? L'homme force sa compagne à avoir des relations sexuelles avec lui ou avec d'autres personnes. Pendant le rapport sexuel et sans qu'elle le veuille, il l'attache, lui mord les seins, la pénètre par l'anus tout en la traitant de putain, de salope, de cochonne, etc. Il l'oblige à porter des vêtements transparents ou d'autres accessoires. Parfois, il la force même à se prostituer.
La violence sexuelle peut aussi revêtir un aspect psychologique. Un homme peut intimider sa conjointe en la comparant à des pin-ups de magazines. Il peut l'obliger à regarder du matériel pornographique (selon la même étude du Regroupement, 63,7 % des conjoints violents étaient de grands consommateurs de porno). Il peut la harceler ou la menacer, implicitement ou explicitement. Il peut enfin la prendre de force dans tous les cas, l'intégrité même de cette femme en souffrira.
De tous les abus dont elles sont victimes c'est la violence sexuelle que les femmes violentées reconnaissent, admettent le moins facilement. Sans doute parce qu'elle ébranle les fondations mêmes des relations hommes-femmes dans une société où la sexualité même tabou, définit l'essence des conditionnements masculin et féminin. Se faire violer, par exemple, atteint une femme plus profondément - dans ce qu'elle est comme femme - que se faire casser deux côtes.
exemples de violence sexuelle:
viol, tout ce qu'on ne veut pas faire, sodomie, regarder des films porno, voyeurisme sur le passé, jeu qui fait mal, faire comme le film, tirer les mamelons, échange de couple, prostitution, abus sexuels de tes enfants, obliger à mettre des tenues osées, avoir des maîtresses, pénétration forte, remarques sur ton corps, etc.
'' Il insiste pour faire avec moi des actes sexuels qui me rendent mal à l'aise. Aussi, il me force à porter des vêtements qu'il trouve sexy mais qui me gênent ! |
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| La violence physique (le 26/05/2007 à 15h47) |
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«Il m'a balancée en bas de l'escalier.» |
La violence physique n'est pas toujours nécessaire, on l'a vu, pour maintenir la femme à sa place. Un homme y arrive quand ses cris, sarcasmes ou menaces ont échoué, quand sa compagne manifeste encore trop d'indépendance à son goût, quand il n'a pas réussi à contrôler tous les comportements de celle-ci.
Il passe donc aux coups, à la brutalité ou à la contrainte physique. Il secoue sa femme, la gifle, lui broie les mains, l'écrase contre un mur, l'immobilise, la séquestre, l'attache fait mine de l'étrangler, lui flanque des coups de poing au ventre ou aux seins et des coups de pied au ventre malgré sa grossesse, la frappe avec un bâton de hockey ou un couteau de chasse. Il ne s'arrête pas toujours quand elle perd conscience.
Même rendu à ce stade, il ne laisse pas forcément de côté les menaces verbales et les petites humiliations dont il avait l'habitude.
exemples de violence physique:
tirer les cheveux, attacher, serrer les bras, coups de pied, crier dans les oreilles, claques, étranglement, te réveiller la nuit, grafigner, brûlures, morsures, gifler, pousser, lancer des objets, utiliser des armes...outils, ciseaux, couteaux, bâton, etc.
'' L'autre soir, j'ai eu vraiment peur pour ma vie. Au début, je me suis fait serrer les bras, ensuite bousculer et frapper la tête contre le mur ! Même les chaises me passaient chaque côté de la tête ! ''
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«Il m'a balancée en bas de l'escalier.» |
La violence physique n'est pas toujours nécessaire, on l'a vu, pour maintenir la femme à sa place. Un homme y arrive quand ses cris, sarcasmes ou menaces ont échoué, quand sa compagne manifeste encore trop d'indépendance à son goût, quand il n'a pas réussi à contrôler tous les comportements de celle-ci.
Il passe donc aux coups, à la brutalité ou à la contrainte physique. Il secoue sa femme, la gifle, lui broie les mains, l'écrase contre un mur, l'immobilise, la séquestre, l'attache fait mine de l'étrangler, lui flanque des coups de poing au ventre ou aux seins et des coups de pied au ventre malgré sa grossesse, la frappe avec un bâton de hockey ou un couteau de chasse. Il ne s'arrête pas toujours quand elle perd conscience.
Même rendu à ce stade, il ne laisse pas forcément de côté les menaces verbales et les petites humiliations dont il avait l'habitude.
exemples de violence physique:
tirer les cheveux, attacher, serrer les bras, coups de pied, crier dans les oreilles, claques, étranglement, te réveiller la nuit, grafigner, brûlures, morsures, gifler, pousser, lancer des objets, utiliser des armes...outils, ciseaux, couteaux, bâton, etc.
'' L'autre soir, j'ai eu vraiment peur pour ma vie. Au début, je me suis fait serrer les bras, ensuite bousculer et frapper la tête contre le mur ! Même les chaises me passaient chaque côté de la tête ! '' |
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| La violence verbale (le 26/05/2007 à 15h46) |
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« Que je te revoie plus avec elle sinon ça va aller mal! C'est juste une salope ! » |
La violence verbale … s'entend. Éclats de voix, cris, hurlement : souvent, un homme violent va élever la voix pour intimider sa compagne ou la menacer.
Mais pas toujours : un autre, au contraire, va baisser le ton et prendre sa voix la plus suave quand quelque chose ne lui convient pas, quand il veut voir sa femme ou sa " blonde " obtempérer à son désir.
Elle reconnaîtra bientôt cette tonalité menaçante …
Un autre encore, avec son timbre de voix habituel, abreuvera sa conjointe d'insultes, d'injures, de menaces ou de simples sarcasmes.
La violence verbale, enfin, peut se traduire par des interdictions, du chantage et des ordres.
Ainsi, sans qu'un seul coup ait - physiquement - été porté, l'homme violent atteint son but : créer une terrible tension chez sa compagne, la maintenir dans un état de peur et d'insécurité. Désormais, elle se conformera à ses exigences à lui. Tout, pour éviter qu'il mette ses menaces à exécution.
exemples de violence verbale:
les menaces du genre...si tu parles de ça..., t'auras plus les enfants, t'auras plus d'argent, je vais t'enlever la voiture, si tu sors ...tu vas le regretter, je te laisserai jamais tranquille, oublies pas..., je t'interdit de..., je vais me suicider, personne ne te croira, si je te revois avec elle...ça va aller mal.
les menaces avec le doigt sur la tempe...pour imiter un fusil et imiter le bruit peut faire très peur !
'' Je suis tannée de me faire traitée de toutes sortes de noms et de me faire dire que c'est toujours moi qui sème la pagaille. À chaque fois que je veux partir, je me fais dire: '' Si tu pars, tu ne reverras jamais les enfants. |
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| La violence psychologique (le 26/05/2007 à 15h45) |
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«T'es ben chanceuse de m'avoir. Y'a pas un autre homme qui voudrait de toi!» |
La violence psychologique, c'est une série d'attitudes et de propos méprisants, humiliants. Un homme dénigre les capacités intellectuelles de sa compagne ou lui reproche d'avoir peu de talents sexuels. Il critique sa façon d'éduquer leurs enfants ou de cuisiner. Il lui en veut de travailler à l'extérieur ou de communiquer difficilement avec les gens. Bref, il nie toute sa façon d'être, lui renvoie d'elle-même une image d'incompétence, de nullité.
Souvent subtile, cette forme de violence est plus dure à identifier. Pourtant, elle atteint d'autant plus les femmes qu'elle s'attaque à leur image, à leur estime personnelle. Parce que les femmes sont conditionnées à définir leurs valeurs personnelles à travers le regard des autres, en particulier celui des hommes, une femme aux prises avec un tel conjoint sent son équilibre mental se détériorer progressivement. Ou peut-être ne le sent-elle pas et c'est encore plus dangereux.
Exemples de violence psychologique:
se faire traiter de grosse, épaisse, stupide, niaiseuse, folle, bonne à rien, niaiseuse, tu changeras pas le monde, t'es juste bonne à baiser, t'es ben chanceuse de m'avoir car y a pas un autre homme qui voudrait de toi, t'es même pas capable de bien élever les enfants
bouder...les longs silences, faire des comparaisons, rire devant les autres, repousser son assiette, etc.
'' Mon conjoint m'interdit de voir ma famille puis lorsque je les vois, il ne me parle pas pendant plusieurs jours ! De plus, il m'humilie sans cesse devant mes amies. Je me sens contrainte de surveiller mes moindres gestes afin d'éviter les reproches. '' |
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| Le manipulateur et la violence (le 26/05/2007 à 15h44) |
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Les 30 critères du manipulateur
Extraits du livre " Les manipulateurs sont parmi nous " d' Isabelle Nazare-Aga.
1.. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
2.. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
3.. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
4.. Il répond très souvent de façon floue
5.. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations
6.. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là
7.. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
8.. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
9.. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
10.. Il fait faire ses messages par autrui
11.. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner
12.. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
13.. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
14.. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
15.. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
16.. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
17.. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
18.. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
19.. Il ment
20.. Il prêche le faux pour savoir le vrai
21.. Il est égocentrique
22.. Il peut être jaloux
23.. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
24.. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
25.. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
26.. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
27.. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux se met soudain aux petits soins pour vous
28.. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
29.. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
30.. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré
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| Les 30 critères du manipulateur (le 20/04/2007 à 21h44) |
Les 30 critères du manipulateur
Extraits du livre " Les manipulateurs sont parmi nous " d' Isabelle Nazare-Aga.
1.. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
2.. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
3.. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
4.. Il répond très souvent de façon floue
5.. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations
6.. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là
7.. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
8.. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
9.. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
10.. Il fait faire ses messages par autrui
11.. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner
12.. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
13.. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
14.. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
15.. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
16.. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
17.. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
18.. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
19.. Il ment
20.. Il prêche le faux pour savoir le vrai
21.. Il est égocentrique
22.. Il peut être jaloux
23.. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
24.. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
25.. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
26.. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
27.. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux se met soudain aux petits soins pour vous
28.. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
29.. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
30.. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré |
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| La violence conjugale, c'est quoi au juste ? (le 20/04/2007 à 21h41) |
D'abord, elle ne surgit pas au hasard, entre étrangers, mais s'exerce toujours dans le cadre d'une relation privilégiée. Cet homme et cette femme sont mariés et ont quatre enfants, ou ils vivent ensemble depuis cinq ans, ou ils se fréquentent régulièrement alors qu'ils sont adolescents.
Ensuite, elle implique toutes sortes de moyens que l'homme utilise pour dominer sa conjointe ou l'obliger à lui obéir. À une extrémité. Il y a la menace. À l'autre, il y a la mort. Entre les deux, toute une foule de comportements quotidiens, depuis les coups superficiels jusqu'aux blessures graves, en passant par l'agression sexuelle, la violence psychologique et le viol.
Enfin, la violence conjugale s'identifie par sa constance, par la répétition de son cycle. Les comportements violents se multiplient.
L’homme violent n’est pas un homme qui perd son contrôle, c’est un homme qui veut garder le contrôle... sur sa conjointe.
Les hommes violents rendent souvent compte de leurs épisodes de violence en ces termes ; « je voulais lui faire comprendre.. ; je voulais remettre les pendules à l’heure.. ;je voulais qu’elle se rende compte...je voulais la faire plier ». Il ne supportent pas la contradiction, toute remise en cause ou essai de partage du pouvoir masculin, toute revendication d’autonomie aussi légère qu’elle soit, se transforme pour l’homme en provocation à la violence. .L’homme violent, par la violence, rappelle qui a le pouvoir.
Vous vous sentez dévalorisée ou humiliée, il a des relations sexuelles avec vous alors que vous n'en avez pas envie, il vous a convaincue que vous n'étiez bonne à rien ou responsable de ce qui arrive, il contrôle tout ce que vous faites, il vous fait des scènes de jalousie, il vous frappe puis il regrette et vous demande de le pardonner pour repartir à zéro …
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Le plus fréquemment, les hommes violents sont des hommes "ordinaires", ils ne présentent aucune difficulté manifeste sur le plan personnel, professionnel ou social. Ils peuvent appartenir à toute catégorie socio-professionnelle. Pour la plupart, ils savent donner d'eux-mêmes à l'extérieur du cercle familial une image tout à fait respectable : souvent la violence au sein d'un couple n'est même pas soupçonnée par les proches et les amis.
Les coups ne sont employés que lorsque les autres moyens s'avèrent inefficaces, quand le cri, le regard en coin, les remontrances… s'avèrent inopérant-e-s pour obtenir la soumission escomptée.
On pourrait utiliser cette image: les hommes violents ont à leur disposition un panier dans lequel sont disponibles diverses violences. Selon la situation particulière, selon la personnalité de cet homme violent et de cette femme, selon aussi le seuil d'acceptabilité de la violence , l'homme va choisir telle forme de violence ou telle autre parmi celles dont il dispose.
Quand la forme choisie "ne marche pas" pour obtenir la reddition de sa femme, il en choisit une autre, un peu plus forte.
Ces différentes manifestations de la violence ne sont pas une chicane de ménage ni la conséquence d’un mariage ou d’une union en difficulté.
La violence faite aux femmes vise le contrôle et la contrainte des femmes . Et pour y parvenir les hommes violents contreviennent à la loi en commettant des voies de faits, des menaces de mort et des agressions sexuelles. Certains iront même jusqu'à tuer leur conjointe !
C'EST DE LA VIOLENCE CONJUGALE ET C'EST INACCEPTABLE ! |
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| J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. (le 05/04/2007 à 23h45) |
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Ce n'était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial. Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment blessées.
Je sais qu'il est désolé et qu'il n'a pas voulu dire les choses qu'il a dites, parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Ce n'était pas notre anniversaire ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m'a poussée contre un mur et a commencé à m'étrangler. Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c'était réel.
Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri. Je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Et ce n'était pas la fête des mères ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m'a de nouveau battue, c'était beaucoup plus violent que les autres fois.
Si je le quitte, que deviendrai-je? Comment prendre soin de mes enfants? Et les problèmes financiers? J'ai peur de lui mais je suis effrayée de partir. Mais je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui..
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Aujourd'hui c'était un jour très spécial, c'était le jour de mes funérailles. Hier dans la nuit, il m'a finalement tuée. Il m'a battue à mort. Si seulement j'avais trouvé assez de courage pour le quitter, je n'aurais pas reçu de fleurs aujourd'hui........... |
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| Une petite fille arrive affolée devant sa mère... (le 04/04/2007 à 23h17) |
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Une petite fille arrive affolée devant sa mère... [ La fille ] : Maman maman !! Papa veut me faire mal !
[ La mère ] : Mais qu'est ce que tu racontes ma chérie ?
[ La fille ] : Papa veut me faire mal maman, le laisse pas m'approcher !
[ La mère ] : Ma puce, ton père t'aime, jamais il ne te ferais du mal.
[ La fille ] : Maman je t'en pris.. Le laisse pas avec moi.
[ La mère ] : Arrête de dire des bêtises ! ça suffit maintenant ! Va dans ta chambre et n'en ressort pas !
[ La fille ] : Mais maman ..
[ La mère ] : Il n'y a pas de mais qui tienne, va dans ta chambre et vite !
2 mois plus tard, la mère enterrait sa fille morte des suites des sévices de son père... Ce corps si pure, si frêle, si innocent, cet enfant qui ne demandait qu'à vivre, ce petit être est mort. Maintenant, il est dans une boîte dont il ne ressortira plus... Mais peut être qu'un jour, nous le croiserons au paradis...
Maman maman, pourquoi tu ne m'as pas cru ? Maman maman, pourquoi tu ne m'as pas protégé ? Maman maman, pourquoi tu m'as laissé ? Maman maman, pourquoi tu m'as abandonné ? Maman maman, pourquoi tu m'as tué ? Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'il faut nous mettre à l'écard. Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'il ne faut pas nous croire. Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ment tout le temps. Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on est résistant. |
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